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20.12.12

Portrait: Les revenants de Bill Viola

Two Women, 2008
Color High-Definition video on plasma display mounted on wall
Performers: Pam Blackwell and Weba Garretson
Photo: Kira Perov





Après des études d’arts plastiques à New York, et l’intégration d’une classe spécialisée où il découvre la vidéo, Bill Viola réalise ses premières œuvres dés 1973 en mélangeant maitrise technique, références historiques et spirituelles. Entouré par les performeurs des années 70, il participe à plusieurs d’entres elles. A Florence, en 1975, dans la Free Global Distribution il essaye d’apparaître le plus de fois possible sur les photographies de touristes. Sa découverte de la spiritualité le pousse à expérimenter de nouveaux thèmes qui resteront les siens jusqu’à aujourd’hui : la vie ; la mort ; le sommeil ; le rêve ; l’eau ; la naissance… Bill Viola devient le représentant d’un courant d’artiste vidéaste à la fois réaliste, mystique et sensoriel. 



La perception sensorielle

En 1991, Bill Viola perd sa mère et réalise presque simultanément The Passing : une recherche essentiellement basée sur le rite de passage et sur la transformation. 


The Passing



L’eau devient un élément fondamental du travail de l’artiste. Omniprésente, elle est la condition de la vie et de toutes ses évolutions. L’eau est créatrice et destructrice à l’image de Dieu et allégorie du temps qui passe. Ralentissant tous les mouvements, elle est le lien entre espace et temps. 



The Acceptance

Le message est diffusé grâce à la perception sensorielle du spectateur. La sonorisation qu’il a étudiée à la Syracuse University lui permet de donner une impression onirique à la vidéo. Les sens, trompeurs, sont alors mis a contributions pour atteindre non pas le réel mais l’indicible.



L’art Mystique

Bill Viola fait, en effet appel à la réalité intérieur du spectateur.
A travers des vidéos telle que The Greatings, ou The Emergence Bill Viola étudie la place de la spiritualité dans la société contemporaine. Il se met lui même en scène, pratiquant au cœur de ses vidéos la méditation.


The Emergence


Il explore la représentation des passions en reproduisant des scènes cultes de l’histoire de l’Art et de l’histoire de la religion chrétienne.  Les scènes théâtralisées tentent d’éliminer la distance entre le cadre de la caméra et la vision du spectateur.
Fantomatiques les corps exultent leurs énergies et pouvoirs.

Bill Viola, Three Women, 2008 Color High-Definition video on plasma display mounted on wall 61 x 36.25 x 4 in (155.5 x 92.5 x 12.7 cm) Performers: Anika, Cornelia, Helena Ballent Photo: Kira Perov

Inspiration #2 Guillaume Herbaut

Larissa, l'une des dernières habitantes de Poliskie, dans la zone interdite de Tchernobyl. Photo extraite de la série "La Zone" (2009-2011), de Guillaume Herbaut
Exposition à voir jusqu'au 05 janvier : http://gallerys-gallery.blogspot.fr/2012/11/eco-photo.html

19.12.12

Inspiration #1 Youssef Nabil

(c) Youssef Nabil-Balerina Boy

Khaled Jarrar, artiste palestinien révélé à Dubaï


                         Khaled Jarrar, artiste palestinien de 36 ans, performeur et photographe freelance, vient de remporter deux prix à la suite du 9ième festival international du film de Dubaï.

Khaled Jarrar

Infiltrators le documentaire présenté au festival, s’intéresse à plusieurs palestiniens essayant de traverser les checkpoints israéliens par d’autres chemins.  Ce n’est pas la première fois que l’artiste se penche sur l’identité des palestiniens. En 2011, il avait imaginé des tampons et timbres à l’effigie d’un état palestinien. Une autre fois, il s’était promené dans les territoires occupés habillés d’un uniforme de plongeur dans les rues. Face à une Palestine asphyxiée, l’artiste pose la question d’un état palestinien . L’identité de l’état palestinien serait-elle toujours définit par rapport à celle de l’état israélien ? Sinon, ou se trouve-t-elle?




Le projet de l’artiste n’est pas seulement philosophique ou intellectuel. Il veut toucher le politique. Choisi parmi 60 nationalités, Khaled Jarrar porte la voix palestinienne et révèle aussi le soutien de la communauté internationale.



Tampon-Khaled Jarrar
Timbre-Khaled Jarrar



17.12.12

Connaissance des arts mise (quand même) sur 2013


Couverture du numéro de Janvier 2013- Connaissance des arts-Numéro 711


              Alors que les budgets de la culture ne cesse de baisser, le magazine Connaissance des arts a décidé de consacrer un très beau dossier sur l’actualité des expositions 2013 dans son numéro de Janvier que les abonnés devraient recevoir aujourd’hui.
En 6 catégories chronologiques, le titre, propose une sélection des plus belles expos à aller visiter: Archéo-arts premiers/ art ancien/Design archi art-déco/ photo/ moderne/ contemporain.
Des Bronzes chinois  au Musée Nationale des Arts Asiatiques, en passant par Rosso Fiorentino et le Pop Art sous tous les angles au Vitra Museum Design, le choix des expositions est toujours judicieux, sans s’inscrire pour autant, dans l’innovation.
Et on regrette quelque peu, la « petite » page consacrée à la photographie et qui ne reflète pas l’étendue de la programmation des expos photo 2013.

14.12.12

BOHEMES: Les Irréguliers à l'honneur au Grand Palais


                                Je voudrais être un agitateur pour les réguliers, et parvenir à ce qu’on laissât s’exprimer les irréguliers  disait Michel Foucault. 

Rêverie
Charles Amable Lenoir
Collection particulière
© Mille / Realis

                       Les mots pour designer la marginalité sont nombreux et la notion est complexe.  Bohèmes est le point de départ qu’a choisi le Grand Palais pour son exposition du même nom du 26 septembre 2012 au 14 janvier 2013. Notion née au 19ième siècle, la bohème ou vie de bohème évoque la nostalgie d’un siècle et une conception moderne de la marginalité. De l’image du génie inventif à celle de l’homme sans attache et libre, la bohème est une vie de misère qui attend la gloire.  L’artiste en est le héros : âme solitaire, incomprise et laissée en marge de la société. La liberté figure de proue de la bohème est assimilée à l’errance. Ainsi bohémiens, tsiganes, gitans ou Roms définissent également par leurs modes de vie, celui du mythe de la bohème.


L’exposition Bohèmes voyage sur cinq siècles et parcours une quinzaine de thèmes. L’analyse du Grand Palais se veut complète traversant plusieurs Arts et Disciplines (sociale-historique-Philosophie).

Une exposition transversale, une aventure pittoresque, une entreprise intense… une vie de bohème.


Le Voeu
Theodor Von Holst
Collection Brian Sewell
© DigitisingArt.Co
La bohémienne et ses enfants
Gustave Courbet
Collection privée
@ Collection privée


La diseuse de bonne aventure
Georges de la Tour
New York, The Metropolitan Museum of Art
(c) The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

13.12.12

LINDER, la femme objet au Musée d’Art Moderne



Linder, Sans titre, 1981 ©Linder
                            
                                   200 œuvres retraçant le travail de l’artiste, Linder Sterling, seront présentées du 1ier février 2013 au 21 avril 2013 au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Des photographies pour la plupart mais aussi tout une panoplie d’œuvres plus plastiques, des costumes, des vidéos et retransmissions de ses performances. Son action de femme artiste féministe se retrouve dans son travail sur la transgression du genre : l’idéal féminin revisité. Proposant parfois une vision grotesque de la société la confrontant avec sa propre vision. Un féminin devenu caricatural.  



Linder, Oh Grateful Colours, Bright Looks VI, 2009 ©Linder

Linder, Oh Grateful Colours, Bright Looks II, 2009 ©Linder



Linder, Sans titre, 1979 ©Linder